L’agriculture urbaine, un petit coin de paradis

La semaine dernière, on vous présentait les micro-pousses du Paysan Urbain, qu’on utilise dans plusieurs recettes… Hé bien aujourd’hui, on est ravis de vous parler d’agriculture urbaine. Un sujet vaste, passionnant et qui nous tient à cœur.

Sous les pavés, le champ

Pour certains, l’agriculture urbaine n’est qu’une goutte de nature dans un océan de béton. Nous, on est persuadés qu’elle permet de reconnecter les urbains à la terre. D’ailleurs, dans leur friche de Romainville, Paysan Urbain accueille des enfants et des adultes pour leur faire (re)découvrir la magie de l’agriculture, par exemple via des potagers en carré.

Friche Romainville - Paysan Urbain

Des friches, mais pas que

Il n’y a pas que les friches dans la vie. Vous faites pousser du basilic sur le rebord de votre fenêtre ? Bravo ! Vous êtes – à votre microscopique échelle – un agriculteur urbain. On peut aussi évoquer les jardins partagés, souvent mis en place par les mairies puis gérés par les habitants… Tous ces espaces verts contribuent à protéger la biodiversité des villes en accueillant insectes, oiseaux, animaux. Oui, oui, il y a de la vie sur nos balcons.

Quid de la pollution ?

Oui, c’est vrai, on ne peut pas le nier : en ville, les sols et l’air sont pollués. Mais ! Chez Paysan Urbain, la culture des micro-pousses se fait hors-sol, dans de l’engrais 100% bio. Ils expérimentent aussi l’aquaponie, une autre méthode de culture hors sol et vertueuse qui permet de produire beaucoup en espace réduit… Quant à la pollution de l’air, elle se concentre près du sol. Aucun risque, donc, quand on transforme un toit en potager.

Cultiver des micro-pousses en 4 étapes

On vous en parlait en début de semaine : les micro-pousses de Paysan Urbain sont à l’honneur. Micro-pousses de moutarde, de roquette, de betterave rouge ou de radis noir… Toutes ont le point commun d’être un produit frais, local, savoureux, et surtout très simple à cultiver. La preuve en quatre étapes :

4 étapes pour cultiver les jeunes pousses

Vous avez vu, c’est simple ! Ça vous rappelle peut-être des souvenirs de germination de lentille dans du coton, à l’école primaire. Simple donc, mais également très sain : les micro-pousses sont un concentré de vitamines, sels minéraux et protéines.

Une fois que les pousses du Paysan Urbain arrivent dans nos cuisines, on les utilise dans nos recettes. Vous pouvez les retrouver, par exemple, dans le Tokyo veggie bowl qui est composé de légumes croquants, d’une omelette aux saveurs asiatique, de riz vinaigré et d’une sauce inimitable.

Tokyo veggie bowl

Pour plus d’informations sur La Belle Pousse (notamment si vous voulez acheter ces micro pousses pour chez vous) et sur les autres initiatives formidables de Paysan Urbain, on ne peut que vous recommander de visiter leur site internet.

Et si l’agriculture urbaine est un sujet qui vous passionne (ce qui nous ferait un point commun), gardez l’œil ouvert : la semaine prochaine, on vous explique pourquoi ces bouts de verdure dans nos villes sont en fait indispensables.

Les micro-pousses, le détail qui change tout

Désormais, on utilise dans nos recettes les micro-pousses du Paysan Urbain. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup…

Les micro-pousses : un produit irréprochable

Des micro-pousses cultivées sans pesticides, sans OGM, sans engrais chimiques et sans chauffage (sauf si la météo passe en négatif). Leur terreau est bio, les graines de pousses aussi, et le tout pousse à la lumière du jour. Difficile de faire plus naturel.

Micro-pousses Paysan Urbain

Des micro-pousses riches en goût

Certaines sont délicatement parfumées, d’autres un peu piquantes… Toutes sont pleines de saveurs. On adore utiliser ces petites pousses pour relever des salades, comme dans le Tokyo Veggie Bowl. Ah, et même si on ne juge pas sur le physique, il faut avouer qu’elles sont très mignonnes.

De l’ultra-local

On vous parle souvent de notre préférence pour les circuits courts… Avec Le Paysan Urbain, on est sur de l’ultra-giga-court : leur ferme est à 5,4 km de nos cuisine. Ils se sont installés dans une friche à Romainville il y a quelques années. Vous pouvez même passer les voir !

Micro-pousses dans une friche à Romainville - FoodChéri

Un acteur engagé

Pour ne rien gâcher, Paysan Urbain fait un travail admirable en sensibilisant les enfants et ados urbains à la biodiversité et à l’agriculture. Ils travaillent aussi avec des jeunes en service civique ou en réinsertion : une démarche sociale et solidaire comme on les aime.

D’ailleurs c’est encore eux qui en parlent le mieux :

Un saumon d’exception

Trop bon, le saumon ? On est d’accord : on l’adore laqué au miel, en chirashi ou au gingembre et à la coco. Mais on pense surtout que le plus important, c’est de savoir le choisir.

Notre saumon chéri

Quand on creuse un peu, la filière saumon n’est pas des plus glamours : élevage intensif à base de farines aux hormones, contamination aux métaux lourds, additifs pour colorer la chair du poisson… Difficile de s’y retrouver.

Salade de roquette et lentilles, saumon d'Islande laqué au miel

Un produit d’exception

Du coup, on a choisi l’approvisionnement qui nous semblait le plus vertueux. Notre saumon vient d’Islande et il est élevé avec des convictions dans une nature préservée et de grands espaces. Il est sans colorants (ouf) et sans antibiotiques (re-ouf) et passe haut la main les tests anti-pesticides. Un vrai produit d’exception, qu’on cuisine chaque semaine pour vous.

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Pêche durable : du filet à la fourchette
Notre pêche est durable

Pêche durable : du filet à la fourchette

On dit souvent qu’on compose nos assiettes se composent de la fourche à la fourchette. Quand on utilise des poissons ou des fruits de mer, on sait d’où proviennent nos produits… Si bien qu’on peut aussi parler d’une cuisine « du filet à la fourchette » : démo en trois étapes.

Step 1 – Une pêche respectueuse

Les poissons utilisés dans nos recettes sont issus d’une pêche durable, c’est à dire respectueuse des ressources halieutiques (la surpêche, c’est niet !). Le label MSC exclut par exemple les méthodes agressives comme la pêche électrique. Notre cabillaud est pêché au Nord de la Norvège par de petits bateaux traditionnels.

Pêche durable - Port de Boulogne-sur-Mer

Step 2 – Une transformation manuelle

Près du port de Boulogne-sur-Mer, on lève des filets, on retire des arêtes, on détaille des pavés… Les gestes sont précis et d’un gros poisson fraîchement débarqué, il ne reste bientôt plus que de beaux morceaux nacrés, prêts à être envoyés dans nos cuisines montreuilloises en convoi fraîcheur.

Step 3 – Une cuisine savoureuse

Tchak, tchak, tchak : à Montreuil,Filet de cabillaud au citron, purée aux herbes et fondue de poireaux Valentin et Sofiane cisèlent du persil. C’est la touche fraîcheur de la purée servie avec le cabillaud, à la carte aujourd’hui. Les poissons sont arrivés quelques heures plus tôt, bien conservés dans de la glace. Du filet à l’assiette, ils ont été transformés et cuisinés avec amour, jusqu’à ce midi. Bon app’ !