Petite histoire de compost avec Camille

Camille, le bras droit de notre responsable Food, est pleine de ressources et d’idées éco-responsables. Lorsqu’elle nous a proposé de se lancer dans notre propre compost, on a tout de suite été séduit par l’idée de réduire nos déchets ! Et comme nous voulions en savoir plus, nous avons bombardé de questions notre montpelliéraine préférée.

IMG_9199

Amandine : Comment t’es venue l’idée d’instaurer le compost chez FoodChéri ?

Camille : Chez Foodchéri depuis quelques mois, je passe chaque jour devant le jardin partagé de la rue Condorcet, qui se trouve à 20 mètres de nos cuisines. Intéressée par le développement durable et toutes les initiatives éco-responsables, j’ai mené mon enquête auprès de la mairie pour voir si une collaboration entre FoodChéri et le jardin était envisageable.

A : Et quel a été le résultat de ton enquête ?

C : Après avoir rencontré un maître composteur et la présidente de l’association Condorcet, nous nous sommes rendu compte que nos besoins étaient complémentaires, et avons convenu que Foodchéri donnerait ses déchets verts au jardin partagé afin de fertiliser la terre et créer du compost utile aux plantations.

La présidente m’a expliqué que les terres de Montreuil sont chargées en métaux lourd, puisqu’à une certaine époque elles étaient arrosées avec l’eau de la Seine, dans laquelle les industries déversaient toutes leurs eaux et déchets polluants.

C’est pourquoi, si on veut cultiver dans ce jardin, il faut commencer par constituer un sol fertile, et la solution pour ça c’est la culture en lasagnes !

A : Les lasagnes, ça pousse dans le sol ça maintenant ?

C : Haha, mais non ! La culture EN lasagnes, pas DE lasagnes 🙂 C’est une technique américaine qui consiste à créer du sol quand il n’y en a pas ou qu’il est ingrat. Pour cela, on alterne des couches de matériaux bruns (matériaux secs riches en carbone comme les cartons, paille, feuilles mortes, sciure, copeaux de bois…) et des couches de matériaux vertes (matériaux riches en azote et en eau tels que les épluchures de fruits et légumes ou tontes d’herbes fraîches). Or, le jardin possède différentes sources de matières sèches, notamment grâce à la mairie, mais manque fortement de matière verte.

IMG_9231

C’est en ça que ma rencontre avec l’association s’est avérée opportune, puisqu’elle a abouti à un deal gagnant-gagnant : Foodchéri gère de façon éco-responsable ses déchets verts qui constituent une grosse partie des déchets (eh oui, on épluche des gros volumes de fruits et légumes avec amour chaque jour à la main), et le jardin bénéficie de déchets verts pour accélérer fortement la création des lasagnes pour la culture des plantes, et de compost à disposition des habitants du quartier.

Puisque les volumes de déchets verts de Foodchéri sont importants, un bac de compostage spécialement dédié à ceux-ci va être installé dans les semaines qui viennent dans le jardin.

A: C’est top, et du coup la première récolte est prévue pour quand ? Qui pourra en profiter ?

C : Il faut attendre un peu que la terre soit enrichie avant de planter, ça prendra surement quelques mois. Des plantes et des fleurs pourront ensuite y être plantées par les habitants du quartier, et au fond du jardin il y aura des arbres fruitiers. Notre compost servira à nourrir ces plantations.

IMG_9236

4 thoughts on “Petite histoire de compost avec Camille”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *