« Fait maison » et restaurants collectifs : 5 choses à savoir

Le fait maison dans la restauration collective

La mention « fait maison » constitue aujourd’hui bien plus qu’un simple adage culinaire ; c’est un véritable label qui souligne l’authenticité et la qualité des plats proposés. La législation change pour les restaurants… Mais aussi pour la restauration collective !

Dans ce domaine, cette mention revêt une importance capitale. Elle influe sur les choix des convives et souligne l’engagement des cuisiniers envers une alimentation de qualité.

Pour y voir plus clair, voici 5 éléments à retenir.

1. La Définition de « Fait Maison »

Elle ne change pas : la mention « fait maison » garanti la préparation des plats sur place, à partir de produits bruts ou frais. Cela exclut les produits industriels ou préparés, insistant ainsi sur le caractère artisanal des mets proposés. Une loi encadre cette distinction, elle est détaillée dans le Code de la Consommation.

2. Les Critères d’Application

Pour utiliser la mention « fait-maison », la cuisine doit principalement s’appuyer sur l’utilisation de produits bruts ou non transformés, à quelques exceptions près. Par exemple, certains produits comme les fromages, les matières grasses ou les condiments sont autorisés, mais doivent être explicitement mentionnés pour informer le consommateur.

3. L’utilisation de la Mention

Trois cas de figure se présentent :

  • Si vous ne préparez aucun plat fait maison, vous n’avez pas l’autorisation d’utiliser la mention « fait maison »
  • Tous vos plats respectent ce critère : vous pouvez apposer un logo « Fait Maison » ou indiquer clairement par écrit à un endroit visible par les convives, par exemple sur la vitre du self-service
  • Utilisation mixte pour certains plats uniquement : vous pouvez apposer un logo ou une mention uniquement sur les plats qui sont faits maison.

L’objectif demeure d’informer clairement le consommateur sur l’origine des plats proposés.

Les établissements de restauration collective

, tels que les cantines scolaires, les restaurants d’entreprise ou les services de traiteur, bénéficient ainsi, au même titre que les autres, de cette mention pour valoriser leur offre. Cependant, respecter certains critères demeure essentiel pour son utilisation.

4. Quels sont les ingrédients « pré-fabriqués » autorisés dans le fait maison ?

Dans le cadre de la mention « fait maison », certains ingrédients pré-fabriqués, conçus par des professionnels autres que le restaurateur, peuvent néanmoins être utilisés comme éléments de base dans la préparation des plats.

Ce dont des ingrédients du quotidien qui, bien qu’ils ne soient pas préparés sur place, sont autorisés pour la réalisation des recettes maison. Parmi eux figurent : 

  • Les salaisons, saurisseries et charcuteries, à l’exception des terrines et des pâtés, qui peuvent être incorporées dans les plats élaborés
  • Les fromages, matières grasses alimentaires, crème fraîche et lait
  • Le pain, les farines, les biscuits secs, les légumes et fruits secs ou confits 
  • Les pâtes et céréales sont également admis dans la cuisine « faite maison »
  • La choucroute crue et les abats blanchis pour des raisons de sécurité sanitaire
  • La levure, le sucre, la gélatine
  • Les condiments, les épices, les aromates
  • Les sauces telles que les fonds blancs, bruns, fumets et demi-glace peuvent être utilisées
  • Les concentrés
  • Le chocolat
  • Le café, les tisanes, les thés, les infusions
  • Les sirops, vins, alcools et liqueurs

Afin de respecter les normes de transparence, on peut donc intégrer certains éléments de base aux recettes afin de respecter les normes de transparence. Mais cela, à condition d’informer le consommateur de leur utilisation via une communication écrite.

Cette diversité d’ingrédients autorisés permet aux restaurateurs d’apporter une touche d’originalité à leurs plats tout en préservant l’essence de la cuisine faite maison. Cette diversité d’ingrédients autorisés permet aux restaurateurs d’apporter une touche d’originalité à leurs plats tout en préservant l’essence de la cuisine faite maison.

5. Impacts et Enjeux

Cette mention de « fait maison » dépasse largement le simple aspect commercial. Elle incite à repenser nos modes d’approvisionnement, en favorisant les circuits courts et l’utilisation de produits locaux. Le but est d’encourager à une consommation plus responsable et durable.

La restauration collective, à travers l’adoption de cette mention, s’inscrit ainsi dans une démarche de qualité et de transparence envers les convives. Elle contribue aussi à les sensibiliser sur des enjeux cruciaux tels que la sécurité alimentaire, la réduction du gaspillage et la valorisation de produits de qualité.

Les restaurants collectifs s’inscrivent ainsi comme des acteurs clés, participant activement à une évolution positive des habitudes alimentaires et des pratiques de consommation.


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