
Promulguée en 2018, la loi EGAlim, issue des Etats Généraux de l’alimentation, vise à tendre vers une alimentation durable et de qualité en restauration collective. Elle fixe plusieurs objectifs ambitieux aux restaurants collectifs privés et publics.
La restauration collective privée des entreprises n’échappe pas à cette loi, et doit, elle aussi, se conformer à l’ensemble des mesures entrées en vigueur le 1er janvier 2024.
Quelles sont ces différentes règles ? Comment s’y adapter ? Quelles sont les conséquences et les bénéfices sur votre restaurant d’entreprise ? Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur la loi EGAlim en restauration collective d’entreprise.
Qu’est-ce que la loi EGAlim ?
La loi EGAlim ou « loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous » se compose en réalité de 3 lois :
- La loi Égalim 1 datant de 2018
- La loi Égalim 2 datant de 2021
- La loi Égalim 3, également appelée loi Descrozaille, datant de 2023.
La loi Égalim cible la restauration collective publique et privée, dont les restaurants d’entreprise. Elle revêt 3 grands objectifs :
- Verser une juste rémunération aux producteurs, afin de leur permettre de vivre dignement de leur activité.
- Renforcer la qualité sanitaire, environnementale et nutritionnelle des produits.
- Favoriser une alimentation saine, fiable et durable pour tous.
Les exigences de la loi EGAlim pour les restaurants d’entreprise
Les restaurants d’entreprise doivent respecter un certain nombre de mesures issues de la loi EGAlim, telles que :
- L’obligation de proposer 50 % de produits de qualité et durables, dont un minimum de 20 % de produits bio.
- Proposer une offre végétarienne (pour les restaurants collectifs servant plus de 200 couverts) avec l’instauration d’un plat sans viande au moins une fois par semaine, afin de répondre aux attentes des salariés flexitariens ou végétariens.
- Informer les convives sur la provenance et la nature des produits une fois par an, par voie d’affichage et de communication électronique (internet). Les informations à fournir sont les suivantes : informations nutritionnelles sur la quantité d’ingrédients durables et de qualité, actions déployées pour développer la production agricole issue du commerce équitable.
- Remplacer les ustensiles jetables en plastique par des matériaux durables, composés par exemple d’inox, de bambou, d’amidon de maïs, d’algues, etc. À savoir : les contenants alimentaires de cuisson, de réchauffage ou de service en plastique seront interdits à compter du 1er janvier 2025.
- Proposer une convention de dons à une association habilitée (pour les restaurants collectifs préparant plus de 3000 repas par jour) afin de lutter contre le gaspillage alimentaire. Par ailleurs, les restaurants procédant volontairement à la destruction de produits invendus encore consommables sont passibles d’une amende de 3750 €.
À noter : la loi EGAlim contient également un volet relatif à la protection du bien-être animal, moins mis en avant.
Comment s’adapter à la loi EGAlim ?
La loi EGAlim implique généralement une réorganisation de la gestion des restaurants d’entreprise. Les gestionnaires de cantine doivent mettre en place différentes actions afin de s’adapter aux mesures et aux défis de la loi Égalim. Voici quelques bonnes pratiques à intégrer :
- Privilégier les circuits courts et les produits locaux afin de proposer une alimentation plus durable et saine. Comment ? En limitant le nombre d’intermédiaires et en vous tournant vers des producteurs locaux.
- Proposer davantage de produits bio et respectueux de la planète afin de répondre aux exigences de la loi EGAlim mais également aux nouvelles attentes des convives. Comment ? En augmentant la quantité de produits bio et éco-responsables dans votre restaurant.
- Réduire le gaspillage alimentaire. Comment ? En sensibilisant vos salariés via des ateliers, une communication bien pensée, etc., en améliorant la gestion de vos stocks et en valorisant les invendus.
- Former et sensibiliser les équipes aux enjeux de la loi EGAlim ainsi qu’aux nouvelles normes et pratiques en matière d’alimentation durable. Vous pouvez par exemple proposer des formations en cuisine végétarienne et équilibrée aux cuisiniers.
- Communiquer auprès des salariés en les informant sur l’origine des produits et en partageant vos actions en faveur d’une alimentation éco-responsable afin d’optimiser leur engagement.
Le défi majeur ? Parvenir à intégrer des produits bio et locaux, qui sont plus chers que les autres, tout en respectant votre budget et les volumes de commande.
Les avantages de la loi Egalim pour les entreprises
La loi EGAlim est souvent perçue comme contraignante et complexe à respecter. Néanmoins, elle offre des avantages non négligeables aussi bien pour le restaurant d’entreprise que pour ses convives :
Améliorer sa marque employeur
En montrant votre engagement pour la protection de l’environnement et une alimentation plus durable, vous renforcez votre image de marque auprès des employés, des partenaires et des clients.
Prendre soin de ses collaborateurs
Les produits bio sont cultivés sans pesticides, sans engrais synthétiques ni OGM. Leur consommation permet de réduire l’exposition aux résidus chimiques potentiellement nocifs, ce qui peut contribuer à une meilleure santé. Par ailleurs, les produits bio sont plus riches en nutriments essentiels (vitamines, minéraux et antioxydants). Les produits locaux quant à eux permettent de manger des aliments frais, savoureux et sains.
Réduire son impact environnemental
Intégrer des produits locaux dans son restaurant d’entreprise et limiter les emballages plastiques permet de contribuer à une démarche plus responsable.

FoodChéri : un exemple de cantine d’entreprise alignée avec la loi EGAlim
Pour répondre aux exigences de la loi EGAlim et réussir votre transition alimentaire, plusieurs options s’offrent à vous, comme celle d’intégrer une cantine d’entreprise alignée avec la loi Égalim 2024.
FoodChéri est une cantine engagée en faveur d’une alimentation durable. Priorité aux produits bio et aux circuits courts, carte à 50 % végétarienne, approvisionnement local, contenants recyclables ou réemployables et 90 % des plats avec un Eco-Score A et B (autrement dit, un faible impact environnemental).
Notre offre et notre fonctionnement répondent aux mesures de la loi EGAlim. Au-delà de nos engagements éco-responsable, nous servons des plats savoureux, gourmands et durable, concoctés par nos chef·fes à Sucy-en-Brie, en région parisienne.
FoodChéri est ainsi l’allié parfait pour une restauration d’entreprise engagée, respectant les nouvelles normes de la loi EGAlim.
